La présidente du Parlement régional en visite à la Maison Ludwig-Eibach
À l'occasion de la Journée internationale des soins infirmiers, Astrid Wallmann (CDU) est l'invitée du centre pour personnes âgées Ludwig-Eibach-Haus de l'EVIM. En compagnie de représentants de la Diakonie Hessen, elle s'entretient avec les résidents et le personnel et s'informe sur des questions d'avenir importantes dans le domaine des soins, telles que la numérisation ou le travail intersectoriel.
Un moment de rencontre et d'échange
La présidente du Parlement régional de Hesse tire de nombreux enseignements de sa visite à l’établissement EVIM Altenhilfe. Cela commence dès sa rencontre avec un groupe de trois résidents issus de différents quartiers de la maison Ludwig-Eibach. Une dame au caractère bien trempé regrette que la desserte par les bus soit réduite précisément les jours fériés. Mme Wallmann demande certes de la compréhension pour ces horaires réduits lors de telles occasions, mais promet de transmettre cette demande au conseil de quartier du district nord-est de Wiesbaden, où se trouve l’établissement. À sa question de savoir dans quelle mesure ses interlocuteurs sont encore mobiles, elle apprend que l’un d’entre eux vient tout juste de faire une excursion privée dans le Rheingau. Une dame raconte en outre avec joie les visites réciproques organisées avec un établissement de l’EVIM situé dans la banlieue de Wiesbaden, à Schierstein. L’enthousiasme est donc grand lorsque Mme Wallmann invite tant le personnel que les résidents de la maison Ludwig-Eibach à visiter le Parlement régional de Hesse. « Pour qu’ils voient où je travaille », explique la politicienne.
En posant une question sur l’état d’avancement de la numérisation de l’établissement, Mme Wallmann touche une corde sensible, surtout chez les employés. La directrice adjointe des soins infirmiers, Stephanie Röck, se réjouit de l’introduction d’un logiciel de reconnaissance vocale pour la documentation des soins, qui devrait avoir lieu dans le courant de l’année. « Cela fait déjà l’objet de tests ponctuels. Nous avons également des collaborateurs issus de l’immigration dont l’allemand n’est pas parfait. Mais cela semble bien fonctionner », rapporte Tanja Salder, directrice de l’établissement. Un problème réside toutefois dans le fait qu’à la maison Ludwig-Eibach, on ne dispose actuellement du Wi-Fi qu’une heure par jour.
La numérisation, un thème central
La numérisation est d’ailleurs l’un des deux thèmes que M. Wallmann aborde ensuite en détail lors d’un entretien avec des représentants tant de l’EVIM Altenhilfe que de la Diakonie Hessen. « Le fait que les établissements ne puissent accéder au Wi-Fi qu’une heure par jour est un défi lié au financement », précise Carsten Tag, président du directoire de la Diakonie Hessen. La question du financement devient de plus en plus pressante, y compris en matière de soins. « Une question importante est de savoir comment le Land de Hesse peut aider les établissements », ajoute Sonja Driebold, qui dirige le département Santé, Soins et Personnes âgées à la Diakonie Hessen. Compte tenu des 140 établissements de soins diaconaux, elle suggère en outre de regrouper les efforts pour la mise en œuvre des mesures. C’est là aussi un point que Mme Wallmann retient de la discussion. Elle s’intéresse en outre aux difficultés que rencontre l’établissement pour trouver du personnel. « On trouve des collaborateurs lorsqu’on propose des postes de travail modernes », souligne Ilka Müller, directrice générale d’EVIM gGmbH dans le domaine de l’aide aux personnes âgées. Cela inclut notamment le logiciel de reconnaissance vocale numérique pour la documentation des soins. Le temps ainsi gagné, telle est la conclusion unanime, profite aux résidents. Un autre projet passionnant est celui d’un robot d’assistance basé sur l’intelligence artificielle, actuellement testé au centre pour personnes âgées EVIM de Walluf. « Le robot est capable de s’adapter aux schémas linguistiques antérieurs et de répondre dans la langue maternelle », rapporte Mme Müller. Un projet qui suscite un vif intérêt chez la présidente du Landtag.
Le travail de quartier, un modèle d'avenir
Elle constate également comment la maison Ludwig-Eibach fait face à la pénurie de main-d’œuvre qui, ces dernières années, a entraîné une baisse du nombre de places d’accueil de 150 à 84. « Ici, on a compris il y a déjà dix ans qu’il ne serait pas possible de prendre en charge toutes les personnes dans des établissements de soins », rapporte Peter Kiel, directeur de l’établissement ServiceWohnen für Senioren und Quartiersentwicklung chez EVIM Altenhilfe. Aujourd’hui déjà, 83 % des personnes dépendantes seraient prises en charge à domicile. Un chiffre qui impressionne durablement la présidente du Landtag. « Seuls 30 % d’entre eux bénéficient d’une aide à domicile », ajoute Mme Driebold. Cette option est bien organisée autour de la Ludwig-Eibach-Haus, dans le quartier des compositeurs, et des logements privés grâce au développement de quartier issu d’une collaboration intersectorielle avec un service de soins ainsi que des médecins généralistes et spécialistes. Cela permet non seulement aux personnes qui y vivent de rester chez elles plus longtemps en toute autonomie, mais cela améliore aussi considérablement les conditions de travail des soignants, qui peuvent assurer les soins à pied. « Ils ne passent pas deux heures sur huit en voiture et sont beaucoup plus flexibles. Ils n’ont besoin que d’une à deux heures de délai de réaction », précise M. Kiel. Le service de soins, quant à lui, n’a besoin ni de véhicules ni de personnel titulaire d’un permis de conduire. EVIM est un véritable pionnier en matière de soins de proximité, se félicite M. Driebold. Le financement pose toutefois problème. « Nous n’avons reçu qu’un financement de démarrage et prenons depuis lors le relais en complément du ServiceWohnen », précise M. Kiel. La Diakonie Hessen demande donc, entre autres, que les modèles qui ont fait leurs preuves ne soient pas compromis par des subventions de projet à durée limitée. « Il n’existe pas encore de chiffres valables sur les aspects économiques », regrette Tag. Les succès de la coopération intersectorielle sont toutefois clairement visibles chez EVIM. (Texte et photo de couverture : Hendrik Jung ; galerie photos : Parlement régional de Hesse)